Bonjour à toutes et à tous,

Comme promis dans mon billet du 10 septembre, je vous adresse aujourd’hui un deuxième thème de réflexion abordé dans l’essai NÉMÉSIS Remettons le monde à l’endroit. Il s’agit cette fois de la question des retraites. L’origine de ma réflexion, en cela elle n’est pas très originale, consiste à remarquer à quel point les moyens et processus de production de biens et services ont profondément évolué au cours des deux derniers siècles, la part du travail humain décroissant régulièrement au profit de la part du travail des « machines », évolution accompagnée d’une augmentation considérable de la valeur ajoutée par unité de temps (productivité). Tous les domaines d’activité ont été touchés et d’autres sont en train de l’être dans celui de la production immatérielle avec l’IA. Utilisant un raisonnement par l’absurde qui s’avère parfois très utile en mathématiques, nous pourrions imaginer un futur où la Machine aurait entièrement remplacé l’Humain dans la production de biens matériels et immatériels à l’instar de ces premières « black factories », usines sans ouvriers ! Autant dire que cette hypothèse signerait l’effondrement définitif de notre système de financement des pensions de retraites fondé sur les cotisations des individus en emploi (qui ne sont pas les seuls « actifs » !).

L’essai propose donc une double révolution, d’une part du système de financement des retraites, d’autre part de la distribution aux pensionnés des recettes collectées. Rendez-vous sur les deux sous-chapitres pertinents de l’essai : « Le temps retrouvé », pages 365 à 374 et La question des retraites, pages 375 à 395. Bonne lecture et surtout, n’oubliez pas d’engager le dialogue sur ce blogue (celles et ceux qui souhaitent me réserver leurs commentaires peuvent cliquer sur l’onglet « Écrire à l’auteur »).

A bientôt de vous lire !

Bertrand