Depuis le 10 septembre dernier, j’encourage les très très rares visiteurs de mon blogue ou les très rares lecteurs de mes « posts » (sans doute parce que je n’ai pas assez de potes) sur Facebook (Mark Zuckerbeurk) et LinkedIn (Bill Gâteux) à s’intéresser à des frivolités comme la fiscalité et « L’impôt équitable source de progrès », « Le temps retrouvé » et « La question des retraites », « L’organisation de nos territoires pour mieux s’affranchir des moyens de transport » et enfin à un indicateur de développement dans le chapitre « Parlons du bien-être », le tout dans un essai au titre énigmatique pour certains mais au sous-titre plus explicite : NÉMÉSIS Remettons le monde à l’endroit (éd. Amalthée).

Je vous propose aujourd’hui de vous pencher sur un cinquième thème qui trouble encore plus que les autres ma très relative tranquillité, à savoir l’énergie nucléaire. Cette proposition tombe à point nommé au moment où EDF lance une campagne de promotion du nucléaire avec une affiche montrant la photo de deux centrales sur fond tricolore avec le message « Produisons l’électricité dont la France a besoin ». Cette affiche appelle donc clairement à soutenir le programme de construction de nouveaux EPR, lancé par Macron sans l’ombre d’une consultation des Français sur un projet qui met pourtant en danger une partie considérable de nos territoires et des humains qui y vivent. Comme EDF bénéficie d’une situation de monopole étatique, quel intérêt peut avoir cette publicité autre que de persuader les Français des avantages du nucléaire sans en évoquer les redoutables inconvénients et de permettre ainsi la poursuite de cette croissance illimitée sans laquelle le modèle capitaliste, vorace en énergie, n’aurait plus de raisons d’être, mais avec laquelle la lutte contre le dérèglement climatique et l’épuisement des ressources naturelles resteront sans issue et sans espoir?

Lorsque j’ai écrit le chapitre 3 « Faut-il vivre dangereusement ? » (p. 138 à 171), je n’avais pas encore lu La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse (J-C Lattès, 1998). Dans ce livre, Svetlana Alexievitch, prix Nobel de Littérature 2015, nous dévoile le vécu douloureux des milliers de victimes de la catastrophe et la neutralisation autour de la centrale de territoires entiers de la décidément malheureuse Ukraine. Je vous invite donc à lire ce livre avant ou après la lecture du chapitre 3 de NÉMÉSIS et d’engager le dialogue sur mon blogue, visible de tous ou restreint à un échange bilatéral en cliquant sur « Écrire à l’auteur » en page d’accueil.

A bientôt de vous lire,

Bertrand